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    Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !
    Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
    Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
    Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
    Tourbillonner, danser une danse sonore,
    Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
    On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
    La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
    On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
    Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
    Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
    Aux portes des parents tout doucement toucher ...
    On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
    Les baisers répétés, et la gaieté permise !

    Arthur Rimbaud (1854-1891)


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  • Ce message renferme mille et une pensées.  Il contient aussi des souhaits ensoleillés.

    Que tous les désirs formulés en ce jour deviennent réalité au cours de l'année!


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  • Bientôt l'arbre

    Verdoyante fumée

    Demain je serai l'arbre

    Et pour les oiseaux froids

    La cage fortunée

     

    Les grandes migrations 

    Sont parties de ma bouche

    De mes yeux plein d'épis

    Les éclairs de santé

     

    Je te suis dans l'air bleu

    Flèche douce à la paume

    Bel arbre que j'éveille

    Au bord de mes genoux

    Tronc si blanc qu'il n'est plus

    Qu'une neige attentive

     

    Tu courbe vers le toit

    Tes brandons de lumière

    ta sève jour et nuit

    Chante dans les gouttières

     

    On te fête déjà

    Dans les rues de villages

    Ainsi qu'une saison

    Inconnue de la terre

     

    Et toi dans les sillons

    Sans borne où les perdrix

    Gaspillent pour la joie

    Des poignées de sel gris

    Tu marches répondant

    De la douceur des pierres.

                                   René-Guy Cadou


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    2006 0701friends0066

    la poésie vieillit
    comme la peinture

    les mots s'écaillent
    et perdent leur vernis

    mais pétille encore
    l'intention du poète

    comme celle du peintre


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  • DSCF3166

     

    Des oeufs dans la haie

    Fleurit l'aubépin

    Voici le retour

    Des marchands forains

     

    Et qu'un gai soleil

    Pailleté d'or fin

    Eveille les bois

    Du pays voisin

     

    Est-ce le printemps

    Qui cherche son nid

    Sur la haute branche

    Où niche la pie ?

     

    C'est mon coeur marqué

    Par d'anciennes pluies

    Et ce lent cortège

    D'aubes qui le suit.

      


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